PLANÉITÉS ET VOLUMÉTRIES - Edition 2022

Cette petite édition parue en février 2022, a été l’occasion de réunir une série de vingt-cinq collages débutée en 2010 qui ont donné lieu à une collection de vingt-cinq volumes achevés en 2021. Il s’agit ici d’une correspondance entre deux modes d’expression complémentaires qui marquent les fondements de ma pratique. La couleur rouge précède la couleur blanche ... du rouge dépend le blanc.

« Assemblages et Étirements » sont présentés sous la forme d'un livret dont une partie se déploie en Leporello. Ils sont accompagnés d’un texte d’atelier, intitulé « Planéités et volumétries ». Une impression recto verso les réunit également sous la forme d’un poster pliable et dépliable. Ces deux formats viennent se loger dans un écrin cartonné.

ouvrage réalisé en collaboration avec Médiagraph' de l'AFI -LNR Mont Saint Aignan.
©2022, Kacha Legrand






      

                                                               PLANÉITÉS ET VOLUMÉTRIES

 

Lorsqu'on parcourt les diverses définitions de planéité on comprend qu'il s'agit "du caractère de ce qui est plan et relativement uni d'une surface, sans inégalité de niveau, sans courbure, sans pli, sans ride, sans ondulation, sur laquelle les lignes peuvent se rencontrer à angle droit".

Les collages dans ma pratique sont arrivés comme autant de surfaces planes à assembler, planes seulement en apparence car à l'affleurement de leurs surfaces courent des vibrations, les vibrations de la matière papier qui fusionne avec le glacis.  Si l'on approche son œil on peut percevoir l'inframince des ondulations fabriquer la topographie de la surface ... le contraire de la planéité. Ces collages impliquent l'acte d'adjoindre, de superposer, de compiler pour chercher la nouvelle forme qui ressemble un peu à la précédente mais qui tout de même diffère ...

S'organise alors un jeu de transparence et de matité au fur et à mesure que les dépôts de papier s'agencent entre eux. Le rouge couleur de la passion et du feu est alors au service du rectangle et du carré comme si l'énergie devait être contenue, retenue à l'intérieur d'un périmètre. 

La planéité définit aussi les qualités de ce qui est spatial, en cela la planéité convient à ces assemblages de papiers qui sont à la fois surfaces et profondeurs. Mais en résumé ces collages bien qu'ils soient autonomes sont aussi des dessins préparatoires, des plans qui vont servir à construire les futurs volumes.

 Lorsqu'on lit les définitions de volumétrie, on constate qu'il s'agit en physique d'une détermination des volumes, et que la chimie, elle, offre une méthode de mesure pour la déterminer. Cette définition m'intéresse car elle met en lumière l'idée d'un remplissage ou d'extrusion de la forme dessinée au préalable qui va devenir volume. Mais la définition qui m'interpelle est celle délivrée par l'architecture. La volumétrie est alors un concept intégrant le gabarit, la forme, les proportions d'une construction. Ces données déjà induites dans les collages éprouvent leur matérialité dans les volumes. Les volumes construits à partir des collages sont des projections en trois dimensions qui vont trouver une emprise au sol... Leurs faces blanches réfléchissantes sont également un assemblage de planéités qui construisent un objet en trois dimensions.  

Planéités et volumétries définissent les tenants et les aboutissants de ma recherche et s'appliquent, de la même façon aux séries de collages et aux collections de sculptures, qui sont autant de plans, d'élévations et de projections mentales.

La série et la collection sont des axes de recherche prégnants pour l'évolution de mon travail. La série induit un renouvellement de la forme par récurrence. La forme, elle, revient, se transforme tout en gardant son essence. Une recherche se met en place à partir du croisement d'une surface horizontale et d'une surface verticale. La superposition des carrés et ou des rectangles fabrique des crénelages différents à chaque fois. La collection traduit l'envie de réunir des éléments d'une même typologie, faire collection implique l'action de regrouper des objets en raison de leur similitude ou de leur caractère. Le nombre change la donne, il s'agit de pièces uniques mais qui deviennent plurielles et créent un ensemble d'objets singuliers que l’on n’a pas envie de dissocier. Enfin le passage du rouge initial vers le blanc évoque la transformation, le temps et son épaisseur. 

Réflexion autour de la planéité et de la volumétrie  -   Kacha Legrand - février 2022









2024 - Amers Remarquables - Dans le sens de barge

Quai Lescure - Amfreville - La - mi - voie - 24 Aout - 22 septembre -  2024      



Quai Lescure

                                     
    
    Chemin du Halage - Maison du Nivernais – Poses - 17 mai – 31 juillet  2024

Amers remarquables, 2024 avec le concours de :

Anouk Azar, Nicolas Ballériaud, Cécile Beau, Clément Borderie, Katerina Christidi, Anne-Marie Cornu, Sylvie de Meurville, Anne Deguelle, Chimène Denneulin, Antoine Desjardins, Antoine Dorotte, Béatrice Duport, Michel Dupuy, Valeria Faillace, Morgane Fourey, Line Francillon, Camille Goujon, Jacques Halbert, Balthazar Heisch, Ibaï Hernandorena, Marie-Jeanne Hoffner, Louise Kress, Laurent Lacotte, Marc Lathuillière, Gabrielle Le Bayon, ÉloÏse Le Gallo & Julia Borderie, Kacha Legrand, Cyril Lepetit, Fabien Lerat, Nathan Lerat, Stephen Maas, Philippe Mailhes, Eric Maillet, Miguel Marajo, Rémy Marlot & Ariane Chopard, Laurent Martin, Claire Maugeais, Bérénice & Philippe Mayaux, Martine Mougin, Cécile Paris, Park Chae Biole, Park Chae Dalle, Stéphane Pichard, Bertrand Planes, Rosa Quillien, Sandrine Reisdorffer, Bertrand Rigaux, Sylvie Ruaulx, Jean-Baptiste Sauvage & Olivier Mosset, Suzanne Strassmann, Samon Takahashi, Maxime Touratier, Kirill Ukolov, Heidi Wood, Brigitte Zieger et Vincent Zucca.

dans le cadre de Normandie Impressionniste.

« Amer remarquables » est un terme utilisé dans le langage maritime, et décrit des éléments bâtis ou naturels souvent repeints, visibles à l’approche d’une côte et qui créent un repère pour les marins afin de calculer la trajectoire de navigation.
Suivant ce concept, une quarantaine d’artistes imaginent chacun une proposition perceptible du fleuve.

Construit avec le concours de chercheurs et de partenaires, ce parcours interroge sur notre rapport au paysage de la Seine, sous de multiples formats : résidences embarquées – expositions – projections – conférences et ateliers.  

KACHA LEGRAND   -   RE - PORT ou LES SEPT AMERS DE JUVISY   – 2024 

  

Lors de la croisière de repérage en Ile-de-France, j'ai été rapidement intéressée par les constructions des bords de Seine. Celles-ci diffèrent selon que l'on traverse les zones industrielles de la vallée, les zones aménagées pour les riverains, ou encore les zones à habiter. 

Au fil du temps, les activités humaines ont modifié les paysages ; le processus d'anthropisation enclenché depuis des millénaires a petit à petit mis en danger les écosystèmes et à une plus grande échelle le climat, ayant pour effet, entre autres, des risques de crues, d'inondations, de submersions maritimes. 

 Consciente des dangers qui menacent les berges de la vallée, je me suis attardée sur l'idée d'un amer qui pourrait faire signal en cas de fortes crues. 

 À Juvisy-sur-Orge, pas très loin du point de départ de notre embarquement, je remarquais un ensemble de sept immeubles de taille quasi identique. Les qualités de ces constructions récentes m’ont semblé être leur échelle modeste et leur aspect horizontal. De cette horizontalité douce au regard, nait une homogénéité malgré quelques particularités et différences.

 Mettant en jeu un scénario catastrophe, j’ai pensé une suite d’amers qui pourrait faire signal en cas d’une montée des eaux de plusieurs dizaines de mètres, recouvrant l’ensemble de la vallée et faisant disparaitre ces immeubles. J’imaginais alors des habitants perdus, navigant à bord d'un radeau de fortune. 

Ma proposition d'amers consisterait en une réplique des sept immeubles, au moyen d’un re - port de leurs structures qui seraient installées sur les toits d’origine. 

Ces amers émergeants agiraient comme des repères sur l’immense étendue d’eau, tels des indicateurs de ce qui a disparu. Ainsi les habitants pourraient se diriger plus aisément et retrouver en plus de l'emplacement des logis engloutis, 

la mémoire de ce qui a été.

 

Maison du Nivernais - Poses


2023 - GÉNÉALOGIE(S) - Orangerie de Sucy en Brie

 


Installation Éléments blancs 2021 / 2023 et Collages 1983


    Présentation et signature du Catalogue de KACHA LEGRAND - Mondes habitables - Editions Galerie Bernard Jordan, Paris - 15 septembre 2019 à l'occasion d'Un Dimanche À La galerie 2019

    format 21x 21 cm - 220 pages - Disponible galerie Bernard Jordan Paris et à l'atelier









ACTUALITÉS 2019

Circuit de 15 chapelles / 15 artistes

ESTÈLA ALLIAUD / BENJAMIN LAURENT AMAN / MARC BAUER / ROXANE BORUJERDI / CLAIRE CHESNIER / CLÉMENT COGITORE / MARC COUTURIER / ISABELLE FERREIRA / AGNÈS GEOFFRAY / KACHA LEGRAND / KATJA MATER / JEAN-LUC MOULÈNE / THOMAS MÜLLER / FRANÇOIS POURTAUD / GILLES TEBOUL